N°163 - "Des autoroutes pour tous"

Type de document : Article
Bruno Tardieu

Deux ou trois airs pour le nouveau monde

Résumé

Une équipe introduit un nouvel élément, ici l'ordinateur, dans un monde, un quartier très défavorisé. Les habitants, enfants et parents, expriment alors en gestes, en paroles, des germes d'une autre façon de vivre, révèlent une part du nouveau monde qu'appellent leur expérience, leurs soucis, leurs espoirs.

Ce texte est un résumé d'un chapitre du livre Low Income Conimunity and Advanced Information Technology, MIT Press, sous la direction de D.A Schön et Bish Sanyal, à paraître à l'automne 1997 Il reprend de larges extraits de Passeport pour l'informatique, V. Fanelli et B. Tardieu, 1986, Collection Action Quart Monde.

Lorsque les ordinateurs ont fait leur apparition, le père Joseph Wresinski a insisté pour que les familles les plus pauvres soient partie prenante de cette révolution moderne, qu'elles ne restent pas en arrière encore une fois. Il avait confiance que l'humanité des personnes vivant dans l'extrême pauvreté apporterait une lumière nouvelle à une révolution dont certains craignaient qu'elle ne déshumanise les relations. Après tout, cette révolution des savoirs et de la communication entre les hommes n'était-elle pas ce qu'il voyait comme une des dimensions clés de la lutte contre la pauvreté ?

Les ordinateurs sont des machines qui lient langage et action. Les mots, ou chaînes de caractères, peuvent aussi bien être objet du processus qu'ordre à l'ordinateur : on peut entrer le mot « IMPRIMER » comme une part de l'histoire de Gutenberg ou pour faire réellement imprimer l'histoire. Cette équivalence permet la programmation : les mots font arriver les choses. Voir l'effet des mots, faire d'eux « des idées puissantes »1, aide à apprendre. En effet, cela permet de traduire les idées en actions, d'observer les effets et de repenser les idées. Le savoir se construit plus qu'il ne s'acquiert2.

Les ordinateurs ont une « mémoire », ce dont manquent le plus les hommes aux prises avec la misère. Avec eux, la technologie de la mémoire devient associative. La distinction entre l'adresse et le contenu se brouille. Cela signifie que contrairement aux livres ou aux cassettes, la mémoire électronique peut être explorée par son contenu. De plus, deux textes peuvent être associés grâce à n'importe quelle demande, pas nécessairement conçue par les organisateurs de la mémoire ou les auteurs des textes. Cette mémoire associative permettra-t-elle de cesser de questionner constamment les mêmes personnes, supposées connaître les réponses, au dépend des autres ?

Pourra-t-elle aider à juger selon le contenu plutôt que la renommée des auteurs, et de « penser ensemble » avec moins de frontières ? Cela a une importance particulière pour les très pauvres qui sont coupés de cette « pensée ensemble ».

Le Mouvement ATD Quart Monde aux États-Unis a une longue tradition de partage de la science et de la technologie avec les plus démunis. Il était donc naturel d'introduire l'ordinateur dans les bibliothèques de rue3 même si cet outil semblait hors de portée dans la vie quotidienne. Cependant, il fallait, avant, découvrir ce que les familles que nous connaissions en pensaient et quelle expérience elles en faisaient.

La majorité des enfants des classes défavorisées n'avaient utilisé l'ordinateur que sous forme de jeux vidéo à vingt-cinq cents la minute, qu'ils trouvaient dans tous les magasins de quartier. La même technologie, le même ATARI, permettaient à certains enfants de tuer le temps à peu de frais, et à d'autres, de milieux aisés, de bâtir leur intelligence en utilisant le langage LOGO, dont nous nous sommes servis par la suite. La question n'était donc pas l'accès à la technologie, bien que de nombreux parents nous aient dit que leurs enfants demandaient un ordinateur pour Noël mais qu'ils ne pouvaient, faute de moyens, leur offrir, mais les attentes que plaçait la société dans ces enfants.

Johnny m'a surpris en utilisant du vocabulaire courant en informatique, comme « commande », « base de données » Il ne s'était jamais servi d'ordinateur, et son école n'en avait pas. Il avait appris ces mots seul : « Le samedi après midi, je regarde toujours la télévision.

Entre les dessins animés, il y a des publicités. La plupart sont pour des ordinateurs. Des enfants en ont un chez eux, mais nous ne pouvons pas payer un tel prix. Il vaut mieux que tu t'intéresses aux ordinateurs si tu ne veux pas être un imbécile. C'est pourquoi j'apprends avec la télé. » D'autres enfants ont dit : « Si j'avais un ordinateur, je pourrais aller au collège... Je passerais toutes les classes. » La plupart des familles que nous connaissions n'avaient aucune idée de ce que les ordinateurs pouvaient réellement faire. Elles étaient facilement influencées par les messages des médias. Leurs attentes n'étaient pas réalistes. Elles liaient les ordinateurs à la réussite mais elles les voyaient comme quelque peu magiques.

Lorsque les jeunes ont essayé le petit ordinateur que nous possédions, leur première idée fut d'écrire leur nom. Nous leur avons appris à le sauvegarder en mémoire. Cela leur a rappelé les bureaux de l'assistance publique ou de la justice criminelle, où des fichiers informatiques renferment des informations sur leur compte. « Ils regardent votre nom et ils en savent plus à votre sujet que vous-même », commenta une mère. Tous ont voulu que leur nom soit effacé...

A son fils déçu de ne trouver aucun jeu sur notre ordinateur, un père dit : « Ici tu peux apprendre à nourrir l'ordinateur, ce n'est pas simplement l'ordinateur qui te nourrit, comme ces jeux stupides. Voilà pourquoi c'est plus dur. » L'enfant a dépassé sa frustration et découvert qu'il pouvait faire des mathématiques avec le langage Basic. Très vite, il fut lassé que la machine lui donne constamment la bonne réponse. « Je veux qu'il se trompe ! » dit-il. Il a fini par y parvenir en entrant un nombre trop grand pour l'ordinateur qui afficha « erreur », à sa grande satisfaction ! J'y vois le besoin compréhensible de dominer l'ordinateur comme un outil.

Les adultes craignaient que, dans le quartier, l'ordinateur ne fut cassé ou volé.

La plupart n'osaient pas le toucher. Nous avons dû concevoir des projets simples qui intégraient l'équipement informatique avec d'autres outils afin que l'ordinateur perde son côté mythique et devienne un outil parmi d'autres.

Etre dans la rue avec un ordinateur signifie le partager avec une multitude d'enfants dans un projet qui a du sens. La plupart de nos logiciels étaient de traditionnels exercices de mathématiques et d'anglais. Nous avons vite observé que dans un groupe, ceux qui donnaient les bonnes réponses n'avaient pas de raisons de laisser les autres essayer, alors que ceux qui avaient subi un échec, ne voulaient pas vraiment recommencer. L'ordinateur accentuait l'exclusion de ceux qui avaient le plus de difficultés. Nous réalisions combien le terme « ordinateur personnel » ‑ « PC : Personnal Computer » ‑ était bien approprié. Cet outil n'était pas fait pour être partagé ; son partage était même source de tensions. La bibliothèque de rue a des contraintes particulières. Elle est très ouverte, les enfants sont libres de s'en aller si cela ne les intéresse pas, chacun doit y avoir sa place. Nous ne devions rien imposer, mais proposer aux enfants des objets significatifs pour tous, qu'ils pourraient dominer.

Nous avons alors décidé de faire une encyclopédie géante qui inclurait ce que les enfants connaissaient, combinant les capacités de l'ordinateur avec d'autres outils comme un pinceau pour illustrer l'encyclopédie, et des outils de menuiserie pour fabriquer en bois le livre-même.

Les enfants apporteraient leur expérience en entrant des informations dans une base de données et pourraient consulter via les mots clés, les autres données. Par ce projet, l'ordinateur serait un bien commun et non un outil personnel : tous les enfants auraient besoin les uns des autres.

J'ai créé pour cela, un logiciel original « Tapori database », en langage machine, pour que notre tout petit ordinateur, Lui Commodore 64, puisse remplir ces fonctions. Il était important que l'ordinateur fut bon marché, du prix d'une télévision, car la plupart des parents pensaient que cela coûtait des millions. De même, nous avons choisi d'utiliser comme moniteur, un téléviseur noir et blanc que nous a donné un père. Nous utilisions des cassettes, peu fragiles et guère onéreuses, pour stocker le logiciel et la banque de données. Cette technologie faisait partie de l'univers des enfants. Plus d'une fois, nous avons essayé d'écouter les cassettes sur les grosses radios des familles. Le « bip-bip » aigu, codage des textes, fut une grande découverte pour les enfants, une occasion de comprendre l'idée de codage de l'information. Les adolescents avaient parfois la possibilité de « réparer l'ordinateur » : quand la bande s'emmêlait, ils la démêlaient patiemment et la rembobinaient avec un crayon. Quelle fierté quand le programme se rechargeait ensuite avec succès ! Bien sûr, une cassette est bien plus lente qu'une disquette.

Mais apprend-on mieux en allant plus vite ? Et qui est pressé dans le South Bronx quand il n'y a rien à faire de l'été ?

Nous avions choisi une imprimante à stylo qui, par sa lenteur et son cliquetis, fascinait les enfants. Ceux-ci pouvaient voir l'ordinateur travailler à leur rythme.

« Cette imprimante est discontinue, trop lente » nous avait dit le fabriquant. Trop lente pour qui ?

Au début, les enfants utilisaient uniquement la fonction « rechercher » pour consulter leur article. Nous avons alors légèrement modifié le programme, de sorte que les textes des autres enfants, utilisant le mot choisi comme titre, soient aussi imprimés. Néanmoins, les enfants continuaient à ne regarder que leur contribution. Nous devions être patients : cela leur prendrait du temps d'intérioriser cette nouvelle expérience et de comprendre que ce qu'ils avaient écrit était gardé en mémoire, que leur connaissance avait de la valeur. Ce n'est qu'au bout de six mois, après une légère modification du logiciel niais surtout après qu'ils eurent construit leur propre certitude que leurs textes restaient en mémoire, que les enfants ont commencé à regarder les contributions des autres.

Des discussions sur de multiples sujets sont alors nées autour de l'ordinateur, au sein de la communauté, et d'une communauté à l'autre.

Plusieurs centaines d'articles ont été écrits, 'avec souvent quatre ou cinq auteurs donnant leur opinion. La plupart étaient faits par des enfants qui ne savaient ni lire ni écrire et qui craignaient toute occasion d'essayer. Néanmoins, pour ce projet, parce qu'ils savaient que leur contribution était attendue et que personne n'en rirait, ils ne comptaient pas leurs efforts. Écrire cinq lignes, devoir demander comment chaque mot s'écrit et où chaque lettre est cachée sur un clavier qui ne correspond pas à l'ordre alphabétique, pouvaient demander du temps.

Observer la patience des autres enfants qui attendaient leur tour devant de tels efforts était toujours une leçon.

Tous les textes étaient imprimés. Une copie, avec tous les articles se rapportant au même thème, était pour l'enfant. Une autre était insérée dans l'encyclopédie et illustrée par de belles peintures.

Les parents montraient de diverses façons leur intérêt et leur soutien. Beaucoup étaient venus regarder leur enfant utiliser l'ordinateur, mais aucun ne s'était aventuré à essayer. Pour célébrer la fin du projet, nous avons organisé une parade.

Les enfants défilaient, portant des imitations de grande taille d'un ordinateur, d'une cassette, d'un moniteur, d'une imprimante, de pinceaux, de marteaux, de scies, de ciseaux ; en queue venait l'encyclopédie complète, qui mesurait quatre vingt centimètres sur un mètre vingt. Par une courte pièce, ils expliquaient ce qu'ils avaient fait. Les adultes ont posé beaucoup de questions sur l'ordinateur et ont osé le toucher pour la première fois, pour voir ce que leurs enfants, ou petits frères et sœurs, avaient écrit dans la banque de données de Tapori.

Nous avons parlé du projet dans La lettre de Tapori4, invitant les enfants à nous envoyer leur contribution pour continuer l'encyclopédie. Nous leur avons envoyé en retour leurs textes et ceux s'y rattachant. Des échanges ont aussi commencé entre différentes bibliothèques de rue.

Une nuit, une famille dont les enfants étaient très actifs à la bibliothèque de rue, a disparu. Elle avait fui le chaos et la violence de son immeuble, et avait échoué dans un des foyers les plus terribles de la ville. Deux copines, Bridget et Norma, étaient de ce fait séparées. Quand nous avons retrouvé la famille, celle-ci a immédiatement demandé l'ordinateur.

Norma a laissé un message dans le répertoire « Bridget ». Dans le quartier, Bridget a eu la joie de lire ce que Norma avait écrit. Par la suite, les deux fillettes se sont revues au prix de longs voyages en métro5.

Une mère dont les enfants venaient à la bibliothèque de rue dans le « welfare hotel » où elle vivait, a connu des temps très durs. Elle avait essayé d'élever sa famille dans d'impossibles conditions. Je l'avais vue refuser des programmes d'aide pour lui apprendre à gérer un budget, éduquer les enfants, tenir un foyer...

« Je n'ai pas le temps », avait-elle dit haut et fort, alors que pour elle, le temps était souvent vide. Les services sociaux n'appréciaient guère son humour et son franc-parler. Ils la jugeaient durement comme totalement irresponsable et désintéressée de sa famille. Cette femme finissait par se battre avec tout le monde, y compris avec moi. Un jour, regardant ses enfants installés devant l'ordinateur, elle demanda : « Que font-ils ? On peut taper un texte ou un mot pour voir ce que les enfants ont écrit dessus ? » Je lui ai répondu. Elle a immédiatement compris et dit : « Je peux essayer ? » Alors, elle entra « BONHEUR ». Tous les textes de ses enfants qui le comportaient ont été listés. Leur nombre conséquent l'a impressionnée. Ensuite, elle tapa « FAMILLE » et, de nouveau, elle fut émue de voir que c'était un domaine que les enfants mentionnaient souvent. Elle montra les textes imprimés autour d'elle, y compris aux travailleurs sociaux. J'ai alors réalisé que je n'avais jamais osé proposer de tels thèmes aux enfants dont la vie familiale semblait quelque peu difficile. Cette mère avait fait connaître les questions qu'elle portait. Elle se démarquait des autres qui se demandaient : « Nos enfants peuvent-ils encore parler de famille alors qu'ils vivent dans des "welfare hotels" ? Peuvent-ils parler de bonheur avec tout ce qu'ils endurent ? »

Sa recherche fit apparaître un sens dans la pensée des enfants. Donner accès aux plus démunis aux technologies de l'information, leur permettra d'exprimer une pensée souvent jugée inexistante et d'interroger nos savoirs, d'une façon tout à fait nouvelle.

A New York, les familles se rassemblent chaque mois pour partager ce qui s'est passé dans leur quartier aussi bien que les nouvelles du reste du monde.

Elles demandent à répondre aux nouvelles ou à écrire aux volontaires permanents partis ailleurs. Cela leur est devenu naturel de se sentir en lien avec des familles pauvres d'autres pays aussi bien qu'avec des gens d'autres milieux, concernés par la pauvreté, et d'utiliser les technologies d'information modernes à cette fin.

Les volontaires permanents du Mouvement international ATD Quart Monde, qui animent les bibliothèques de rue, disent que plusieurs parents parlent d'eux comme « les hommes à l'ordinateur « La plupart, remarque Chris Cleary, n'ont cependant jamais entendu parle d'Internet. Pourtant, combien de fois voyons-nous des adresses e‑mail ou de site web à la télévision ou dans les journaux ? » Alors, ils ont décidé d'introduire Internet à la bibliothèque de rue.

Un autre développement majeur a été l'utilisation de l'ordinateur pour concevoir des machines scientifiques. Les volontaires permanents ont organisé de petits ateliers avec les enfants les plus démunis afin de construire des montagnes russes. Les enfants ont dessiné les parcours et décrit ce que la balle devait faire.

Ils utilisaient l'ordinateur pour entrer leurs dessins et leurs commentaires sur le comportement « supposé » de la boule, dans une banque de données conçue par Kurt Reitz, avec des pages montrant quelques lois de base en physique sur les trajectoires d'une boule se déplaçant sur un plan incliné. Ensuite, ils ont réellement construit le circuit en bois. Souvent, la boule ne faisait pas ce qu'ils avaient prévu. « Alors, les enfants devaient ajuster. C'était incroyable de voir comme ils sont devenus à l'aise avec ces outils, y compris les outils informatiques, écrit Denis Crétinon. Cela aurait pu être dangereux mais rien n'est arrivé. C'est sûrement dû au processus de concevoir d'enregistrer, de faire, et de critiquer. Ils n'étaient pas là uniquement pour jouer autour avec des outils. Ils avaient un but. » Les enfants voulaient retourner à l'ordinateur pour écrire ce que la boule faisait réellement, puis entrer de nouvel les idées. Kurt Reitz remarquait : « Comme le désir de créer devenait plus fort, les enfants, naturellement, petit à petit, ont acquis une discipline dont ils manquaient pour faire le travail pénible requis pour amener leur création à ferme. »

La technologie par elle-même est dépourvue de sens, mais les gens qui conçoivent une application spécifique, lui en attribuent. Nous avons dû découvrir le sens derrière l'outil, ne craignant pas de défier des symboles puissants et imposants. Nous nous sommes donné les moyens d'apprendre dans l'inédit et loin des idées reçues. En effet, se confronter aux familles très pauvres force à innover et à remettre en cause les idées toutes faites. Nous avons beaucoup appris et nous pensons que tout le monde peut beaucoup apprendre des nouvelles technologies.

Le chemin est ouvert vers une aventure dans laquelle les gens très pauvres et ceux qui dominent les moyens de communication d'aujourd'hui sont invités à créer un partenariat. Une aventure commune, authentique, et un apprentissage réciproque peuvent être fructueux et prometteurs. Si les outils superpuissants de construction des savoirs et de communication sont dominés et mis en pratique par un nombre de gens décroissant constamment, le fossé entre les moyens et le sens créera des interdits et présentera un danger pour nos démocraties modernes.

D'un autre côté, si ceux qui conçoivent les structures du monde d'aujourd'hui et de demain acceptent de confronter, avec patience, leurs inventions, valeurs et visions, avec les personnes les plus défavorisées de nos sociétés, ils pourront les réinventer ensemble ‑ plus ouvertes, plus profondes, plus humaines, plus pleines de sens. Alors notre technologie avancée sera aussi une avancée pour la civilisation et notre savoir combiné nous renforcera plutôt que de nous affaiblir en créant des barrières de peur et de violence.

Notes de base de page numériques:

1 « Powerful ideas », in Seymour Papert, Mind Storms : Children, Computers, Powerful Ideas, New York, Basic Books, 1980.
2 Jean Piaget, The Psychology of Intelligence, Totowa, NJ: Littlefiels, Adams, 1960.
3 Cette action culturelle menée avec les enfants les plus pauvres, consiste à aller avec des livres à la rencontre de familles très démunies, pour leur permettre de s'ouvrir sur le monde et de s'inscrire dans un courant culturel dont elles sont souvent exclues.
4 Publication mensuelle de la branche enfance du Mouvement international ATD Quart Monde.
5 L'histoire de Bridget et Nornia a été publiée dans Fourth World Chronicle of Human Rights,

Pour citer cet article :

Bruno Tardieu. «Deux ou trois airs pour le nouveau monde». Revue Quart Monde, N°163 - "Des @utoroutes pour tous"Année 1997Revue Quart Monde
document.php?id=470

Quelques mots à propos de :  Bruno  Tardieu

Diplômé de l'École supérieure des techniques avancées, Bruno Tardieu rejoint le volontariat permanent du Mouvement international ATD Quart Monde en 1981. Il est chargé, de 1984 à 1988, de la dynamique des enfants (Tapori) aux Etats-Unis. De 1988 à 1995, il est responsable de l'alliance internationale. Aujourd'hui, il vit à Boston.