"Cité des morts, lieu où les vivants côtoient les morts". Cet ouvrage décrit ce cimetière ainsi que le plus grand bidonville du Caire, le Moquattam, séparé de la cité des morts par une autoroute polluée et lépreuse où les femmes, les fillettes trient les ordures et où Soeur Emmanuelle a vécu 22 ans en y créant des espaces d’espoir : école, dispensaire, crèche, terrains de foot, où elle a rendu leur dignité à ces êtres humains et a sauvé des vies.
Différents témoignages et documents racontent certaines de ces actions. Ainsi celui d’Adil qui, aujourd’hui, coordonne l’action des enseignants d’une école maternelle reconnue par l’Etat et se sent utile, comme de plus en plus de chiffonniers.
La condition des filles a aussi évolué, grâce à Soeur Emmanuelle mais aussi à Soeur Sara : elles sont de plus en plus nombreuses à aller à l’école, elles se marient de plus en plus tard et n’ont que deux ou trois enfants.
Les photos montrent la réalité du bidonville et du travail des chiffonniers : la dureté, la saleté, mais aussi les enfants, la joie, l’entraide. Elles témoignent aussi de l’évolution due à Soeur Emmanuelle et à sa communauté.
Editions de l’Atelier - 2007- 156 p.
