Le rapport a été élaboré au sein du groupe de travail du Conseil Supérieur du Travail Social (CSTS) ‘Le travail social face à la grande pauvreté et à l’exclusion’, sous la direction de Christian Chassériaud, président de l’Association Française des Organismes de Formation et de Recherche en Travail Social (AFORTS). Il se présente en quatre parties, correspondant à l’état des réflexions et des analyses des membres de ce groupe.
- La première affirme que le « monde a changé » et que pauvreté, précarité et exclusion n’ont pas les mêmes visages que dans l’immédiat après-guerre : de nouveaux visages de la pauvreté sont apparus, qu’il nous faut prendre en compte pour redéfinir le rôle du travail social autour de cette question.
La seconde affirme la nécessité d’inverser le rapport à la pauvreté et plus particulièrement les représentations sociales que nous avons des personnes pauvres, exclues et démunies. Inverser le rapport, cela signifie inscrire le travail social dans un « autre rapport social ».
La troisième partie développe ce nouveau rapport social comme celui de l’alliance : la démarche s’enracine dans une approche autour du « comment agir avec les pauvres ? » ou encore du « comment co-construire avec eux des réponses qui soient adaptées et à leurs besoins et à leurs intérêts ? »
La quatrième partie tente de voir comment rompre avec l’enclavement des politiques de lutte contre la pauvreté, et propose quelques perspectives adaptées concernant les intervention sociales qui y sont liées, en six préconisations sur des points qui sont autant de leviers nécessaires au développement d’un accompagnement social des plus pauvres basé sur des pratiques d’alliance.
Ce rapport n’a pas l’intention de présenter une série de mesures et de recettes. Il fait état d’une démarche qui est à débattre et à s’approprier en lien avec les différentes pratiques et dispositifs existants en matière d’action sociale. C’est un rapport engagé essayant d’éviter les partis pris.
(Extraits de textes du rapport)
Certaines assertions, proches de celles d’ATD Quart Monde, servent de références : agir avec les pauvres, co-construire avec les usagers, l’alliance, le « croisement des savoirs »…, mais comme il est dit dans le rapport : « les principes sont en quelque sorte acquis mais il est manifestement difficile de les faire vivre et de les mettre en Å“uvre au quotidien, a fortiori dans le contexte d’insécurité sociale que nous traversons ».
Presses de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHSP) - 2007 - 152 p.
