Extrait :
– Patricia, j’ai quelque chose à vous dire…
Elle me désigne une chaise. Avant que je m’assoie, Julien s’empresse de poser un linge propre dessus.
Je me revois petite, quand des dames venaient nous visiter pour vérifier que nous méritions de recevoir des bons de nourriture.
Ma mère avait rangé la maison, nous avait baignés, tressé nos cheveux. Elle invitait les dames à s’asseoir mais celles-ci préféraient rester debout, ajoutant d’un sourire hautain : « Ta case est propre ! Tu n’es pas une pauvre ma vieille ! »





